Notre enquête
Nos auteurs sont allés sur le terrain tester cette adresse en toute indépendance. Ils vous font part de leur expérience.
Il faut s'enfoncer sur une piste cahotante, entre les arbres, avant d'arriver enfin au manoir, une ancienne ferme fortifiée du xviiie, entourée de prairies et juchée sur une butte à la lisière de la forêt de Tronçais, l'une des plus belles qui soient : 11 000 hectares de chênes et de hêtres ! Le corps de logis abrite une grande pièce centrale, très haute de plafond, qui fait office de salon et de salle à manger. À son extrémité, en lieu et place des anciennes écuries, une piscine "suspendue" qui offre un joli point de vue. Autour de celle-ci s'articulent deux tours, transformées en chambres confortables et romantiques. L'une, carrée, est éclairée de hautes fenêtres à meneaux et meublée de copies d'époque ; sous la chambre, une salle de bains très spacieuse, toute de béton hydrofugé et de carrelages, de plain-pied sur la pelouse. L'autre, une petite chambre circulaire pleine de charme, cache un secret dans ses flancs : un bureau miniature, logé dans l'échauguette, où l'on aura le loisir de se prendre pour Balzac. Dans la maison attenante, la suite familiale s'enorgueillit d'une robinetterie baroque chinée chez Emmaüs. Le soir, on dîne de produits bio et de légumes du jardin (parfois de côte à l'os de Charolais, spécialité maison). Une oasis de tranquillité, loin du monde.